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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 09:19
La ratification du nouveau traité européen, adopté le 19 octobre à Lisbonne et qui sera signé le 13 décembre, va donner lieu à deux votes différents du Parlement.
 
Le premier vote concernera la révision de la Constitution Française pour la rendre compatible avec le nouveau traité. Le deuxième vote concernera la ratification même du traité, à condition que le premier ait été positif.
 
En fait ces deux votes renvoient à deux débats différents : le premier sur l’opportunité ou non de recourir au référendum (forme), le second sur le traité lui-même (fond).
 
I . Sur la forme, les socialistes se sont engagés, dans leur projet comme dans la campagne des présidentielles, à ce que tout nouveau traité européen soit soumis à référendum.
 
Alors qu’en votant NON à la révision de la Constitution (où la majorité des 3/5 est requise) les parlementaires de gauche peuvent imposer à Sarkozy le référendum dont il ne veut pas, voter oui serait renier les engagements pris et aider Sarkozy à éviter le référendum ! (s’abstenir ou refuser de voter revenant au même). 
 
Voter Non c’est refuser la confiscation de la souveraineté populaire et exiger un référendum : seul le peuple est habilité à défaire ce qu’il a fait.
 
II . Sur le fond, toutes les raisons de dire NON demeurent.
 
Le nouveau traité, qui n’est ni « simplifié » ni « mini », reprend l’essentiel de la Constitution Européenne rejetée par les Français le 29 mai 2005.
 
Giscard d’Estaing le dit clairement : « La différence porte davantage sur la méthode que sur le contenu… Quel est l’intérêt de cette subtile manœuvre ? D’abord et avant tout échapper à la contrainte du recours au référendum » (Tribune dans Le Monde du 27 octobre 2007).
                            
Dire Oui serait approuver la dérive libérale de l’Europe et réaffirmer, comme en 2005, la compatibilité du « oui de gauche » avec le « oui de droite » !
 
Dire Non c’est refuser de se résigner et vouloir une autre Europe.  
 
 
 
 
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